Naufrage du JOOLA

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DERNIERE :
Le procureur classe le dossier invoquant la mort du comandant...

POURQUOI NOUS NE SOMMES PAS D’ACCORD AVEC LE PROCUREUR

Quand l’Association des consommateurs du Sénégal (ASCOSEN) estait en justice au lendemain du drame du joola suivie par 300 familles de victimes, nous n’étions pas animés par une quelconque indemnisation, notre souci premier c’était de dire « plus jamais çà ! »
Plus jamais toutes ces négligences impunies qui ont entraîné la mort de milliers de personnes, explosion d’un citerne d’ammoniac à la SONACOS (Société Nationale de Commercialisation des Oléagineux du Sénégal) crashes d’avions, effondrement d’immeubles, naufrages, intoxications alimentaires etc.
Aujourd’hui, le procureur vient de classer notre plainte sans suite, invoquant la mort du comandant de bord du joola.
Nous ne pouvons accepter cette lecture du dossier
.
Nous n’avons pas porté plainte contre seul le commandant de bord.
Nous avions porté plainte contre l’Etat du Sénégal, conte X, et toute personne que l’enquête révèlera, pour homicide involontaire, non assistance à personne en danger, négligence ayant entraîné la mort de près de deux mille personnes.
Or, la commission d’enquête approfondie sur le naufrage du joola a clairement identifié les responsables ; nous citons : « Ces causes qui ont grandement contribué au naufrage du ‘’JOOLA’’ parce que entretenues sur de nombreuses années sont imputables au constructeur du navire, aux autorités politiques, à la Direction de la Marine marchande relevant du Ministère de l’Equipement et des Transports ainsi qu’à la Marine nationale chargée de l’exploitation du ’’JOOLA’’.(…)
L’inspecteur maritime n’a toutefois pas estimé une seule fois devoir faire prendre une décision d’interdiction d’appareiller (cf. article 40 du code de la Marine marchande) à l’égard du ‘’JOOLA’’ en dépit d’une part des manquements constatés au plan des titres de sécurité et d’autre part du non–renouvellement depuis 1998 du permis de navigation délivré à ce navire.(…)
Le Chef d’Etat-Major de l’Armée de l’Air a maintenu au sol les moyens aériens de l’Armée de l’Air jusqu’à 11 h 45 mn au moins, alors que ces moyens auraient permis un acheminement rapide des plongeurs sur le site de l’épave si une telle décision avait été prise à temps par la Marine nationale.(’…)
Il n’y aurait jamais eu de réunion dans la journée du 27 Septembre 2002 entre la Marine et l’Armée de l’Air pour coordonner les opérations de sauvetage. »
Ces quelques extraits du rapport de la commission d’enquête approfondie devraient faire réfléchir le procureur dans sa décision de tout vouloir rapporter au commandant qui est certes, responsable, mais, n’est pas le seul dans cette affaire.
Ces différents comportements sont caractéristiques des qualifications telles que les négligences ayant entraîné mort d’hommes et la non assistance de personne en danger.
Aussi, l’Association des Consommateurs du Sénégal (ASCOSEN) et les familles de victimes qui se sont constituées partie civile, vont user de tous les moyens de droit dont elles disposent afin que justice soit faite.
Nous sommes entrain de travailler avec notre collectif d’avocats pour voir la nouvelle approche, telle que la citation directe afin d’arriver à faire applique la loi dans cette affaire.
Nous invitons, à côté des 300 familles de victimes qui sont déjà avec nous, l’association Nationales des familles de victimes et le collectif des familles de victimes à constituer avec notre groupe, une coalition pour que justice soit faite dans cette affaire.

L’ASCOSEN